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Associatión Aeronàutique La Llagonne

Une Journée de vol à l’Association Aéronàutique de La Llagonne

SPORTS AÈRIENNES/AVIATION  (ÉDITION EN FRANÇAIS)

INTRODUCTION

La pratique du vol sans moteur ou vol à voile, est un sport qui est né dans les premiers temps de l’aviation, quand les pionniers ont senti le besoin de s‘élever vers le ciel pour imiter ce que les oiseaux faisaient si facilement. Mais pour arriver à décoller, ils ont dû parcourir un long chemin plein d’obstacles et de dangers.

Parallèlement à la découverte des avions à moteur, les planeurs sont apparus,  plus légers par la manque de poids du moteur et aussi par leur structure plus légère pour ne pas supporter les forces générées pour le moteur.

Ainsi est né le vol sans moteur ou vol à voile, qui s’est instauré comme une pratique qui, au fil des ans, a captivé de plus en plus de personnes partout du monde.

Très loin des jours où les avions étaient construïts avec des matériaux fragiles et en improvisant assez, faute de connaissances techniques de l’aviation, aujourd’hui ces appareils ont atteints un niveau technique très avancé, afin de donner la sécurité requise pour les piloter.

Depuis plus de 50 ans également, les clubs ou associations où ce sport peut être pratiqué ont été consolidés dans tous les pays du monde.  Nous pouvons toutefois affirmer que l’Allemagne et la France sont les pionniers et ceux qui rassemblent le plus de clubs pratiquant le vol sans moteur.

Aujourd’hui, pour illustrer et faire connaître aux lecteurs les activités quotidiennes d’un club quelconque, je présente le récit d’une expérience personnelle vécue à l’Association Aéronautique de la Llagonne, entité Française associè a la Fédération Française de Vol en Planeur,  à laquelle l’auteur appartient depuis près de trois ans.

PRÉSENTATION:

“L’Association Aéronautique La Llagonne est un club et une école de pilotage de planeur en montagne sur l’aérodrome de La Llagonne La Quillane dans les Pyrénées Orientales. La plateforme est dotée d’une excellente aérologie locale dûe à son emplacement idéal au carrefour de trois vallées”.

Association Aéronàutique de La Llagonne

LE VOYAGE. DE SANT QUIRZE DEL VALLÈS À LA LLAGONNE

Le réveil sonne à  6 du matin et je me lève rapidement un peu inquiet et impatient; aujourd’hui m’attend un jour très spécial et j’ai hate d’atteindre ma destination, l’Association Aéronautique de la Llagonne, un aéroclub de vol sans moteur appartenant à la Fédération Française de Vol en Planeur et dont j’en  suis membre et pilote en pratique depuis  plus de deux ans.

La Llagonne est un petit village de montagne dans les Pyrénées Françaises et, pour être plus précis, le Col de la Quilanne, près de la station de ski des Angles. Il a un QNH (altitude) de 1.720 mètres au-dessus du niveau de la mer et est  entouré de montagnes par les quatre points cardinaux, Le Carlit et Le Canigou étant les sommets  les plus hauts et les plus importants de la région.

Je commence le voyage de vacances d’été avec mon épouse et, tandis que je me rends à ma destination, mes pensées se concentrent sur le déroulement de ce jour et des suivants, quelles difficultés me fera passer l’instructeur et si la météo sera bonne m’offrant  des vols calmes et agréables pour jouir et affirmer mes connaissances acquises au cours de ces deux années. Ces rèflexions et les conversations avec mon épouse, font que la distance de presque 200 kilomètres qui me séparent de cette région de la France semble courte.

Presque sans m’en rendre compte, je passe la frontière de Puigcerdà et j’atteins le haut du Col de la Quillanne; mon cœur bat fort et anxieux  pour rencontrer à nouveau mes collègues et commencer la quotidienne et agréable routine.

J’entre dans le parking à 9,30 du matin et je vois déjà des persones rassemblées devant les installations de l’association en attendant pour entrer à la salle de pilotes et commencer le briefing.

L’ARRIVÉE A L’ASSOCIATION

Je rencontre mes collègues pilotes du club; Jackes, Françoise, Michelle, André, Jean Claude et beaucoup plus d’autres. Les bonjours de rigueur. Tous sont de nationalité Française; je suis le seul associé Espagnol. Le bonjour aussi à Francis, mon instructeur,  faisant toujours preuve de patience pour me corriger et insister sans hésiter à me faire apprendre tout le nécessaire afin de réaliser mes vols en toute sécurité.

L’atmosphère qui règne dans ce club est très spéciale et elle se ressent dès le premier instant où vous entrez dans les installations; elles sont simples, sans luxe, mais suffisent à créer cette atmosphère particulière qui distingue la LLagonne des autres clubs.

Sans différences de classes sociales, pas de pauvres ou de riches, pas même de jalousie ou envie parmi les collègues. Nous sommes tous égaux, nous travaillons tous et nous nous efforçons d’atteindre un seul objectif: VOLER.

Il est très surprenant de trouver une personne portant des vêtements de travail balayant le sol du hangar, nettoyant un avion, coupant l’herbe sur le terrain, effectuant diverses tâches de maintenance, etc. Ensuite, vous découvrez que cette personne est le Chef du Secteur Aérien français … ou un pilote décoré ayant combattu pendant la guerre du Vietnam, ou un pilote de ligne commerciale pilotant un Airbus, ou bien il peut également s’agir un pilote de chasse, de cambat Mirage … la surprise est toujours servie à La Llagonne.

Mais peu importe ce qui a été dit précédemment, le travail se fait  pareil sans distinction de position sociale, d’âge ou de savoir faire; Nous formons tous une grande famille unie par un but commun: la passion du vol et de l’avion.

C’est ce qui fait cette atmosphère si  spéciale, de camaraderie authentique. Si vous ne connaissez un sujet lié à l’hobby, une personne est prête à vous donner des explications pour vous aider à approfondir vos connaissances. Nous pourrions résumer que cette association est une excellente école où ses membres en sont les enseignants.

LE BRÍEFING

Après les bonjours de rigueur entre les collègues, Céline (la secrétaire du club) nous appelle pour commencer le briefing du matin. Nous entrons dans la salle et Michel Salvetat, le président, nous dit  bonjour avec son éternel sourire et bonne humeur.

Au cours du briefing, on est informé des conditions météorologiques de la région; vent dominant, couverture nuageuse, ascendances thermiques, les itinéraires les plus indiqués pour la journée; bref, tout ce qu’un pilote doit savoir avant de décoller pour un vol aussi sûr et agréable que possible.

À noter que dans cette association, la sécurité est prise très au sérieux (comme il le faut) et que rien n’est laissé au hasard, ni le moindre détail. Les instructeurs du club insistent constamment d’être conscient et prendre toutes sortes de précautions avant, pendant et après le vol.

Le matériel de vol (parachutes, batteries d’avion, complëments, etc.) est vérifié tous les jours, ainsi que les avions, qui sont examinés de haut en bas et à l’intérieur (via les registres existants à cet effet), en prêtant attention à chaque détail et en vérifiant même les vis qui retiennent les surfaces mobiles des ailes et la dérive, au cas où l’une d’entre elles serait en mauvais état ou desserrée.

Également deux révisions exhaustives sont faites au débuit de la saison de vol (en mai ou juin, en fonction des conditions météorologiques) et à la fin de celle-ci (en septembre ou octobre, en fonction de la durée de la saison).

Pour la révision de mai, le club envoie une communication à tous les membres en demandant leur présence volontaire pendant deux week-ends pour démonter les planeurs et changer les pièces usées de la saison précédente. Nous vérifions également minutieusement les deux avionnettes dont nous disposons pour remorquer les planeurs. Enfin, le camion de remorque dépanneuse est également contrôlé.

Revennat au briefing, une fois les pilotes et les instructeurs informés auprès de la météorologie prévue pour la journée, on procède à destiner les pilotes aux avions disponibles. Cela est nécessaire à faire tous les jours car normalement, il y a plus de pilotes que d’avions, et des priorités doivent être définies pour que tout le monde puisse en profiter.

Michelle m’assigne Francís comme instructeur et mon avion préféré, le Twin Astir II plaque F-CLLA, où j’ai passé de si bon moments (actuellement cet avion  est hors service dans le club).

L’association dispose de plusieurs planeurs, autant des monoplaces que des biplaces et aussi deux avionnettes de remorque et un camion de remorque, le tout propriété de l’association. Ces planeurs sont à disposition de ses membres pour en jouir, à un prix de location réduit calculé en fonction des minutes de vol de chaque associé. À la location if faut ajouter  le prix de l’avionnette ou le camion de remorque, si  nécessaire.

PRÉPARATION ET LE TRANSPORT DES PLANEURS

Nous quittons la salle des pilotes et je me dirige vers le hangar, où nous travaillons tous en portant  les planeurs à l’extérieur, sur l’herbe, pour procéder à leur révision. À cette finalité,  je récupère une batterie dans le hangar et la feulle de route de vol de l’avion; j’assemble  la batterie de la radio et vérifier son fonctionnement. Ensuite, je commence une routine de vérifications reflétée dans la feuille de vol appelée CRIS (cabine, radio, instrumentation, sécurité sur les surfaces de vol).

Une fois tout vérifié, la feuille est remplie et signée, ce qui me rend responsable de toutes les conséquences, car l’avion sera utilisé par plus d’une personne et sa sécurité dépend que mon examen  soit  correctament fait.

Ensuite, j’accroche la proue de l’avion à la corde qui relie la Golfette (voiture électrique utilisée pour remorquer le planeur jusqu’au bout de la piste) et Francis tient l’aile pour la soulever de la piste et la transporter à destination.

Une fois  en début de piste, je mets le parachute, les lunettes de soleil et la casquette; Trois choses obligatoires sans lesquelles vous ne pouvez pas décoller.

À ce moment-là, l’avion remorqueur s’approche du planeur et un agent de bord prend la corde de remorquage à la pointe de l’avion et donne des instructions pour vérifier le bon fonctionnement du système de décollage. L’assistant accroche l’autre extrémité de la corde au crochet de remorquage dans la queue de l’avion, en accélérant un peu pour qu’il reste tendu.

LE DÉCOLLAGE!!!

A ce moment, le cœur s’accélère et l’adrénaline me parcourt les veines, ressentant le rugissement puissant du moteur et le sillage de l’hélice qui fait trembler l’avion tout entier. J’indique l’agent de bord de lever l’aile gauche du planeur, je vérifie les freins de l’Aéro et les laisse rentrés, moment que je communique au pilote de l’avionnette_:

– Kilo India, ici F-CLLA, freins Aero rentrés, prêts à décoller. On peut procéder.

Le pilote confirme mon ordre et répond:

– Ici, Kilo India pour le F-CLLA, les freins Aero, j’ai commencé la manœuvre de décollage.

le moteur rugit comme si ça allait exploser et le planeur entame sa course au décollage. Je sens que l’adrénaline augmente sa vitesse dans mes veines (si c’est encore possible, puisque je sens que ça cours au maximum), je fais des sauts dües les irrégularités de la piste cahoteuse, conséquence de la plue sur l’herbe du terrain, mais j’ai failli ne pas m’en appercevoir; Je dois me concentrer sur la manœuvre de décollage.

40, 50, 60, 80 km / h. et le planeur prend appui; Tirez doucement sur le joystick et … dans les airs! Je sent comment il monte environ 3 mètres puis l’avionnette décolle.

ET POUR FIN… LE VOL!!!

Ce moment est magique, incomparable. Je vole, rien me retient au sol, je me trouve seulement dans l’avionnette. Je ne dépend que de l’air et de ma capacité à contrôler…

Je me bat pas mal de fois avec la remorque, puisque ce n’est pas pas du tout facile au début. Il faut coordonner les pédales de la direction et du levier de commande afin qu’il ne monte  ou ne descende excessivement sans se dévier de la trajectoire de l’avionnette de remorque. Francís me réprimande: -Tranquille, suit la queue de l’avionnette, doucement,. – Oui, j’essaye, je réponds – mais le travail s’accumule!

En plus de me battre avec les commandes, il faut contrôler les instruments du panneau pour ne pas dépasser les limites de vitesse, de descente et de position; soit disant le travail s’accumule.

Francís, avec  son infinie patience, me corrige et me dit de me calmer, de rester bien centrer sur la voie. Allez, c’est fait!, comme si c’éait facile! Et en plus, avec l’adrénaline au top, c’est davantage  plus difficile (Ah!, ces débutants!, doit penser Francís).

Et bien, finalment je me concentre sur les pédales et le levier et sais quoi faire pendant quelques minutes. L’adrénaline prend une petite pause et me laisse voir plus clairement ce que je dois faire à la suite.

Francís me commente qu’aujourd’hui, il y a de très bonnes conditions pour pratiquer la longueur d’onde de vague et demande au chauffeur du remorqueur de nous emmener au sommet de la montagne du Carlit, de nous placer sur la crête et d’essayer d’attraper l’haut des vagues que le vent génère au-dessus des montagnes.

Le vol de vague, est une technique de vol sans moteur qui consiste à rechercher les courants d’air au dessus des pics, ce qui génère beaucoup de force ascensionnel pouvant rattraper des hauteurs considérables. Ces conditions se produisent seulement les jours venteux et avec l’air dans la direction N à S (au moins dans cette zone de vol).

Lorsque nous sommes arrivés sur la crête de Carlit, j’ai tiré le levier et communiqué au pilote l’action, lui disant au revoir.

Et alors, la magie du vol sans moteur commence. Je ne suis attaché à rien, je suis libre et suis en train de voler; le rêve le plus souhaité de l’être humain est en train de devenir réalité au moins à ce moment précis. Quel moment si merveilleux! Et quelque larme de satisfaction mêlée d’émotion glisse lentement sur ma joue, mais je n’ai pas beaucoup temps de m’entretenir  avec ces pensées, je dois être très attentif au tableau de bord  pour “chasser” la vague et me laisser porter par elle, comme si je chevauchais  sur une vague dans l’océan.

Pour y arriver, Francís m’aide me disant comme la détecter, ce que que je fais quand le variomètre monte d’un coup indiquant  une ascendance de plus de 3 mètres par seconde. Je remarque clairement comme l’avion monte et  monte et  monte… et la terre devient de plus en plus petite à chaque fois.

2.500m, 3.000m, nous passons entre des nuages, continuons en montant, nous sommes  par dessus des nuages et nous montons encores: 3.500m, 4.000m, 4.500m et stop! On ne peut plus monter, par manque de masques d’oxygène dans la cabine,  qui sont obligatoires à partir de cette hauteur, par risque de se dévier en terminant par un accident fatal.

Je vous assure que ce moment est le meilleur de ma vie. Je suis à 4.500m d’altitude, avec des vues incomparables et un ciel d’un bleu si intense impossible d’apprécier du sol. Le planeur se comporte comme sur des rails de train. C’est doux, on n’entend rien, seul le vent qui frappe le plexiglas dans la cabine. Je corrige le trimmer et je relâche les commandes du planeur et… ça marche,  comme sachant quoi faire.

Je me détends dans le siège et profite de la vue et de ce grand moment, car on n’a  pas à prêter autant d’attention aux instruments de vol et des commandes. C’est comme si vous aviez un pilote automatique.

Vol d’onde a 4.500 m. d’altitude.

Francís et moi commentons les intenses sensations que nous vivons et sommes d’accord sur tout; et ceci tenant en compte que Francís a fait des nombreuses heures de vol, mais cette expérience le captive autant qu’à moi, qui n’a absolument pas son expérience.

C’est très difficile de décrire ce qui se passe  en haut dans les conditions actuelles. Vous devez être là-haut pour le comprendre, car je ne trouve pas les mots justes pour décrire les émotions que je ressens

Un mélange de sensations physiques et spirituels, qui vous font sentir si bien, que vous ne voulez pas cela finisse. La réalité est que nous volons depuis près de 4 heures!

La vessie ne pardonne pas et vous avertit que vous devez penser à descendre  pour soulager vos reins, non seulement pour amplier l’espace à  la vessie, mais parce que la position sur siège avec le parachute derrière n’est pas du tout confortable.

Nous décidons donc de briser la magie, non sans un sentiment de chagrin qui m’envahit en abandonnant ce moyen, qui après un certain temps ne vous est plus aussi étrange, ayant la sensation que c’est à vous, qu’il vous appartient et que vous aussi vous appartenez à l’air et non à la terre, où je n’ai jamais pu trouver une satisfaction aussi grande qu’ici, dans le ciel.

MANŒUVRES RISQUÉES

Nous commençons la descente et Francís  dit de profiter l’hauteur pour pratiquer avec une entrée en perte à 3 500 m. Je pense:  Maintenant l’action arrive! C’est pareill a le parc d’attraction Port Aventura , mais c’est du réel, c’est sérieux!

Francis commence à exécuter la manœuvre de perte pour m’apprendre à la répéter: il redresse le levier et le planeur monte, monte, monte … reste verticalement, avec le sol derrière et le bleu du ciel devant la cabine et alors … il commence à retomber, en arrière et incontrôlé, accélérant de plus en plus, jusqu’à ce que Francis pousse le levier de profondeur vers l’avant, le planeur tourne en rond puis la chose s’inverse … le ciel retourne et le sol est situé devant le planeur, totalement verticale et accélérant très rapidement jusqu’à atteindre 250 km / h, lorsqu’il tire la manche de commande et que le planeur récupère la ligne de vol horizontale.

Waouh ! … Si en décollant l’adrénaline circulait dans mes veines, elle se déplace maintenant à la vitesse de la lumière. La frayeur est  de taille, il semble que l’avion va se cassé d’un moment à l’autre et la force de gravité … je ne vous en parle même pas! C’est comme mon poids était de plus de 200 kilos; Je ne peux pas bouger mon bras, ou  ma tête ou quoi que ce soit! Je suis aplatis, écrasé dans mon siège, jusqu’à ce que le planeur se place horizontalement et que tout rentre dans l’ordre.

Mais quand je récupère mes sens, Francís m’annonce: maintenant c’est ton tout; répète la manœuvre.

Et bien, alors, j’obéis. Maintenant que je sais ce qu’on ressent, je vous assure que  j’ai beaucoup aimé. Je ne n’ai pas eu du tout peur, seulement l’impression de quelque chose de nouveau jamais expérimenté aupravant, mais à la fin, agréable. Si je compare cela à la sensation de montagnes russes comme par exemple  Dragon Kan à Port Aventura,  je vous assure que la sensation est mille fois plus forte (peut-être parce avec le Dragón Kan on se sait bien attchés et rien peut se passer, mais dans l’avion, de nombreuses variables peuvent échouer et il n’y a pas de rails).

Je répète trois fois plus la manœuvre et descends a chercher la piste d’atterrissage, non sans avoir au préalable appris une autre manœuvre compliquée que l’ami Francis m’ha fait com a cadeau!

Il s’agit de prendre de la vitesse (de 80 km/h  à 120 km/h) et en plaçant le planeur avec les ailes perpendiculaires au sol, faire un viratge serré  de 180 degrés sans perdre de la hauteur. Une autre sensation forte, digne de Port Aventura, mais très agréable pour qui nous aimons vraiment les sensations fortes.

Au début, cela semble facile, mais pas du tout. Vraiment vous devez vous battre avec les pédales pour maintenir l’avion parallèle au sol, tandis que le levier tourne à 180 degrés; C’est-à-dire que vous inversez les fonctions des pédales avec la manche de control. Un bordel, mais je parviens à m’en sortir avec succès.

L’ATTERRISSAGE

Après cette manoeuvre, je descends rapidement et je fais le circuit d’approche vers le terrain d’atterrissage; J’augmente la vitesse à 120 km / h et je lâche les freins aérodynamiques  à demi pour que le planeur perde de la hauteur en douceur, jusqu’à toucher la piste et rouler presque jusqu’à la tête. Et voilà une autre séance de sauts à cause de la piste cahoteuse, maintenant plus perceptible par la douleur aux reins après des heures assis sur le planeur et la vessie pleine, ce qui fait de l’atterrissage une torture. Par chance c’est bref et c’est vite terminé.

Les constructeurs devraient penser à créer un système d’évacuation des reins dans les planeurs; ce serait vraiment apprécié!

Une fois sur le sol, je marche sur l’herbe et la réalité me rencontre. Je ne suis plus là-bas, la magie est terminée et je reviens à la routine de devoir marcher pour bouger.

Le vent ne me prend plus, maintenant je deviens mon propre moteur. C’est une sensation étrange qui se produit chaque fois que je quitte le planeur, comme une nostalgie d’avoir fini quelque chose qui  nous comble.

Ce n’est pas un sentiment de tristesse, car l’expérience d’aujourd’hui a été merveilleuse, mais ça nous arrive à tous ceux qui  aimons l’aviation, notre cœur refuse de revenir sur terre.  Oui, comme on dit “malheur de plusieurs, consolation d’autres”; ainsi sera donc.

RETOUR AUX INSTALLATIONS DE L’ASSOCIATION. FIN DE LA JOURNÉE

Après avoir récupéré mes effets personnels, je me rends dans les locaux du club où ma femme m’attend, qui devine mon expérience vécue par mon visatge rayonnant. J’essaie de décrire ce que j’ai vécu, hélas je ne trouve pas les mots,  et puis les nerfs et l’émotion me trahissent, mais je finis par trouver les mots pour partager avec elle mes expériences que je sais qu’elle comprend, car elle aussi  à voler sur un planeur en éprouvant ces mêmes sensations.

Mes collègues me demandent comment s’est passé le vol et nous suscitons une conversation grâce à l’échange d’expériences vécues des deux parties, alors que nous en profitons pour manger dans la cuisine de l’association.

Après avoir déjeuné, je rentre dans ma chambre pour faire une siesta et revivre l’odyssée du vol mentalement,  n’arrivant pas à m’endormir. Tant d’émotions me l’empêchent.

Le reste de l’après-midi, je le passe dans la salle de réunion du club pour effectuer des pratiques  avec un simulateur de vol à disposition des associés. Je pratique principalement le décollage avec un remorque, car je n’ai pas encore l’expetise suffisante pour le faire parfait.

Francís me donne des leçons théoriques et pratiques et à la fin, les décollages et la remorque vont  mieux, grâce au simulateur (et au Francis, bien sûr).

L’heure de diner approchant, je propose aux associés de passer la nuit dans les installations du Club, de faire un barbecue, ce qui plaît beaucoup à ceux qui s’y trouvent là-bas. Nous sommes 8 personnes et chacune prépare quelque chose pour le dîner.

Nous passons une soirée très agréable en parlant tandis que nous dégustons le barbecue, expliquant des aventures vécues pendant les vols,  jusque être vaincus par le sommeil et devant s’en aller dormir, parce que le lendemain les activités de vol continuent et il faut se reposer.

Et voilà la journée terminée; un jour quelconque, comme d’autres, dans les installations de l’Association Aéronautique de la Llagonne; un espace naturel d’une beauté incomparable, où s’accomplissent les rêves de beaucoup de personnes qui font partie de cette grande famille passionnée de l’aviation. Au revoire!

Carlos Viñals. Associé nº 187

Web de l’aéroclub: https://planeur-la-llagonne.com/

“Consacré à tous ceux que nous sentons la passion de voler plus haut, par les infinis ciels, où trouvons la liberté et la félicité qu’il donne senti à notre vie”.

“Spécialement consacré à notre ami et collègue de vol Enric Novell, qui a laissé la Terre pour suivre en volant eternement”

2019-07-09

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